San Ignacio et les Missions Jésuites

Posted by on décembre 14, 2011

En repartant d’Iguazu nous nous sommes arrêtés à San Ignacio pour visiter les Missions Jésuites.
Voici des photos des ruines de missions de San Ignacio et Santa Ana qui datent du 17ième siècle.
Ces sites sont classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et représentent une forme d’utopie sociale orchestrée par les jésuites très importante pour les communautés locales à l’époque.

Ces missions se trouvent sur le territoire des indiens Guaranis, à la frontière entre le Paraguay, l’Argentine et le Brésil.

Après la conquête du continent par les espagnols et les portugais, les communautés indigènes étaient persécutées, décimées par les maladies et les mercenaires, et réduites à l’esclavage.
Les jésuites en arrivant sur le continent pour évangéliser les populations locales ont développés des missions ou reducionnes.
Toutes les missions étaient construites sur le même modèle architectural: une place centrale entourée de l’église, du colegio (habitation des jésuites), des ateliers, du coati guazu (maisons des femmes) et du cabildo (hôtel de ville). Du coté opposé à l’église, s’étalaient plusieurs petites rues avec les habitations des indigènes.

Pour les jésuites le fait le plus important était l’évangélisation.
Alors que les colonisateurs imposaient l’usage de l’espagnol ou du portugais au Brésil, les jésuites ont appris la langue Guarani, réalisés des dictionnaires ou encore des livres religieux en Guarani.

La communauté était dirigé à la fois par les religieux et les civils puisque, reprenant l’organisation de la communauté indigène, le Cabildo était constitué uniquement de membres guaranis qui élisaient leur chef.

Un artisanat et une culture musicale particulière se sont développés dans les missions mélange de la culture Guarani et de la culture des Jésuites.

En rejoignant ces missions, les indigènes se voyait garantir une certaine qualité de vie puisqu’alors chaque famille se voyait attribué une maison et une parcelle cultivable. Il existait aussi une parcelle commune dont les récoltes nourrissaient notamment les habitants du Coati Guazu, veuves, femmes seules et orphelins.
De plus ils étaient plus ou moins protégés contre les guerers inter-trivbales ou les raids des milices coloniales qui avaient pour but d’exterminer ou de réduire en esclavage les communautés locales.

San Ignacio est la mission la mieux conservée et dispose d’un center d’interprétation où l’on peut découvrir des vestiges de la culture de missions: artisanat, musique et diverses explications.

Santa Ana est beaucoup mois bien conservée et plus difficile d’accès si on ne possède pas de véhicule, il faut prendre un bus qui se rend au village de Santa Ana et vous dépose au croisement avec la route principale et marcher ensuite un kilomètre. Il n’y a pas énormément de bus…

Pratique:
Entrée combinée pour les quatres sites (San Ignacio, Santa Ana, Santa Maria et Loreto): 50 pesos, ticket valable pendant 15 jours.
Attention, ne pas se fier au site internet des missions qui annonce toujours 25 pesos l’entrée…


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Leaving Iguazu we made a stop in San Ignacio to visit the jesuit’s missions.
Here are some photos of San Ignacio y Santa Anna’s missions dating from 17th century.
These sites are classified by the Unesco as World Heritage of the Humanity, they represent a kind social utopy organised by the jesuits that was very important at the time for the locals communities.

These missions are on the Guaranies territory, at the border between Paraguay, Argentina and Brasil.

After the conquest of the continent by the spanish and portuguese, native communities were persecuted, decimated by the diseases and the mercenaries, and reduced into slavery.

The jesuits when arriving on this continent developped these missions or « reducionnes » to evangelised the local populations.
All the missions were built on similar plans: a main square featuring the church, el colegio (house of the jesuits), workshops, el coati guazu (house of the women) and el cabildo (citycouncil). Facing the church, litlle streets with locals’ houses.

For the jesuits the main goal was evangelisation.
While the colonizers imposed the use of spanish or portuguese language, the jesuits learned Guarani language, wrote dictionnaries or religious books in Guarani.

The mission was ruled at the same time by monks and civilians, as the « cabildo » was only constituted of guarani members, choosing their leader.

Particular arts and crafts and music were developped in the missions, a mix of Jesuit and Guaranie cultures.

By joining those missions, the natives were guaranted a certain way of life as every family was given a house and a cultivable plot of land. There was also a collective plot of land, harvest from this one would feed the inhabitants of the Coati Guazu, orphans, widows and lonely women.
They also had a better protection against tribal wars or mercenaries attacks whose goal was to exterminate or reduce to slavery the locals.

San Ignacio is the best conserved mission and has a museum where you can see vestiges of the culture: arts and craft, music and explanations.

Santa Ana is in ruins and the access is more difficult without car: you have to take to bus going from San Ignacio to Santa Ana’s village and you get out at the crossroad and walk for a kilometer. Take another bus passing to get back, but there is not many buses…

TIP:
Entrance ticket for the four sites(San Ignacio, Santa Ana, Santa Maria et Loreto): 50 pesos, ticket to be used within 15 days.

WHERE TO STAY:
We stayed at « Posada Los Lagartos » in San Ignacio. Just ask where it is in the village or at the information point. Jorge the owner is really nice and can organize dinner for you. There is only 5 rooms, a kitchen and a barbecue place.
It really nice and quiet, and not expensive.

One Response to San Ignacio et les Missions Jésuites

  1. kefran69

    Même si toute l’histoire de la colonisation et des missions Jésuites n’est pas très reluisante, ca fait laisse pas indifférent de voir ces vestiges où la nature à aussi repris ses droits!

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