Condor Trekkers

Posted by on février 23, 2012

Le mardi, le 2ième jour de notre séjour à Sucre, nous nous sommes inscrits à l’agence Condor Trekkers!
C’est une agence qui ne fait pas de profit, qui paie correctement ces guides boliviens, qui fonctionne avec des bénévoles et aide les écoles de la montagne.
Donc nous attendons que d’autres personnes s’inscrivent au trek de 4 jours comme nous, mais seulement 2 personnes sont inscrites au trek de 3 jours le samedi.

Personne ne s’est inscrit de la semaine nous partirons donc le samedi pour le trek de 3 jours, avec 8 autres personnes + le guide + le bénévole accompagnateur.
Le bénévole nous le connaissons déjà, c’est Jordan que nous avons rencontré dans la semaine grâce au Couchsurfing.
Le guide est un jeune bolivien qui s’appelle Tonio.

On se lève pour être à 5h00 du matin à l’agence, on laisse toutes nos affaires inutiles dans des grands sacs à l’agence, en échange on réparti la nourriture des 3 prochains jours dans les sacs de tout le monde.
Nous partons donc à 5h30, il doit y avoir une heure de minibus privé jusqu’au départ, mais on s’approche plus des 2 heures.
Le départ se fait de l’église Chataquila dans les nuages, avec un bon casse croûte à 7h30, avec pain à la banane, café, thé, céréales et api.

8h00 on commence à marcher, on descend le chemin des incas, un vieux chemin tout pavé.
Après une heure de descente on a le droit à une pause, tout le monde tend les mains pour recevoir noix et raisins sec.
On continu la descente, les genoux commence déjà à fatiguer, 1h00 plus tard nous arrivons à l’entrée du parc, le guide paie une personne au milieu de rien.

Le Chemin des Incas

Il est 10h30, on a fini la descente du chemin, on va commencer à longer la rivière.
Le paysage est magnifique, la montagne fait plein de trait, d’alternance de couleur.
On traverse un beau village isolé avec des toits de chaume, quelques cultures et quelques ânes.
Mais Marika ne profite pas beaucoup du paysage, nous passons beaucoup de passage très très étroit et vertigineux plongeant directement dans la rivière et les cailloux.
Alors que nous avions demandé la difficulté, on nous avait bien spécifié que le seul passage vertigineux était le pont.

Chemin au-dessus de la rivière

Enfin nous arrivons au pont, rien de plus facile pour Marika, même pas peur.
Nous allons bientôt pouvoir manger, le guide et les autres nous distancent, nous sommes dernier avec Jordan.
On doit manger à la cascade, on continu dans les broussailles on cherche un peu le chemin car en fait il n’y en a pas.
On arrive vers la cascade il faut descendre un plan incliné à plus de 60% avec des chaussures pleines de boue, même si il ne pleut pas aujourd’hui nous sommes pendant la saison des pluies.
Je tombe, me cogne le genoux et ai le pantalon plein de boue.
Marika tombe se cogne le coude, puis me demande de nettoyer la plaie, je n’y arrive pas c’est plein de boue, alors je demande aux infirmiers (deux français qui font le trek avec nous) et Ingrid lui fera un beau pansement, la plaie n’est pas large mais assez profonde.

Marika bobo

Youhou nous sommes a la cascade, on peut manger.
Bon il faut remonter le plan rocheux glissant après manger, puis on monte, on doit aller au milieu du cratère ce soir.
Mais nous avons le pire des passages vertigineux, on doit passer au milieu d’une pente instable faite d’une sorte de gros sable, de la poudre de cailloux, même les personnes qui n’ont pas le vertige ont peur, même le guide dit que c’est dangereux, il y a tout juste de quoi passer un pied devant l’autre, rien pour s’accrocher et 60 mètres de vide au dessus des cailloux.
On commence à fatiguer, surtout Marika qui cumule ces peurs peurs du vide.

La suite sera plus facile.
Au bout de quelques heures on arrive épuisés au cratère.
Ce n’est pas un cratère volcanique, mais probablement un cratère qui c’est formé naturellement .
Nous avons beaucoup de chance le guide nous a trouvé des chambres avec des vrais lits, alors qu’il était prévu que l’on ai un logement spartiate par terre.

Arrivé à Maragua Marika et moi sommes épuisés.
Jordan nous propose de poser les sacs et d’aller voir la grotte du diable.
Marika décide de rester aider Tonio à faire à manger.
Heureusement qu’elle n’est pas venue c’est encore un chemin au dessus du vide.
Ce que je découvre n’est pas vraiment une grotte, c’est une sorte de formation rocheuse qui ressemble à un champignon au-dessus du vide.
Quand on revient le dîner n’est pas prêt car il n’y a pas de gaz.

Il commence à faire nuit mais on y voit encore un peu, avec Benoît nous décidons d’aller chercher une bière et de l’eau car il n’en a plus.
On arrive à un premier kiosko, un allemand de notre groupe nous double est décide d’acheter les 2 dernière bouteille d’eau alors que Benoit n’en a plus du tout.
Le prix de la bouteille étant le double, l’allemand décide de n’en prendre qu’une seul puis il repart.
Je demande de la bière (oui je baragouine un peu d’espagnol maintenant!) le gars du kiosko me montre une lumière au loin et me dit tu peux en trouver là-bas.

On traverse deux rivières, on escalade des talus, il fait vraiment noir maintenant, on arrive devant une maison, je demande le kiosko à une mama qui crie sur sa gamine, elle nous ouvre son petit magasin, on a de la chance il y a même un frigo, les bières sont fraîches.
Pour le retour c’est plus compliqué, on est un peu perdu, heureusement Christophe nous a rejoint entre temps et il a une lampe de poche, mais on traversera 5 rivières au lieu de 2, on fini par trouver, heureusement car nos copines commencent à s’inquiéter.
Dîner, dodo, courbatures, voilà la fin de la première journée.

Réveil à 7h00, gros petit déj, on doit commencer par la montée, puis de la descente, puis de la montée, puis de la descente, puis du plat.
La montée est un peu dure pour moi, mes mollets sont un peu rigides.
L’allemand voleur d’eau talonne le guide Tonio, de plus il est super méga bien équipé, du matériel de pro, tous les Français le surnommeront Terminator.
On monte par dessus le cratère pour redescendre de l’autre côté, au milieu nous nous arrêtons pour admirer des splendides traces de divers dinosaures, qui sont comme fraiches mais dans la pierre et on se retourne pour voir une dernière fois ce magnifique cratère.

Trace de dinosaures

On s’arrête pour déjeuner à proximité de la maison d’une dame qui tient à la main une sorte de fronde en laine, un fil de laine un rond qui peut contenir quelques chose puis un fil de laine.
Ce n’est que plus tard que j’ai compris à quoi servait cette fronde, elle permet de rassembler le troupeau en lançant des cailloux quand les moutons ou chèvres sont trop loin pour lancer des cailloux à la main.

Avant de vous parler de l’horrible après midi je vais vous parler des enfants.
Les enfants en Bolivie travaillent toute la journée ou une demi journée si ils ont école.
A la ville on les voient aider leur parents, souvent dans une pizzeria c’est le gamin qui sert et prend les commandes.
A la campagne on les voit souvent seul avec un troupeau de chèvres ou de moutons ou avec quelques vaches 2 fois plus grandes qu’eux.
Pendant notre trek, nous avons donnés beaucoup de pommes et oranges aux enfants, car leur montagne est très isolée, Jordan leur parle et les fait rire avec quelques mots de Quechua. POur dire au revoir c’est « Ken Cuma Kama »

Revenons au trek, alors après le repas on monte encore un peu puis il se met à pleuvoir averse.
On est rapidement complètement trempés, je découvre que ma cape de pluie n’est plus étanche, et la veste de Marika n’est plus étanche au bout d’une heure de pluie.
On attaque la descente, mes chaussures sont complètement trempées dedans, on en a marre, tout le monde commence à être gelé.
Ils sont stupides ces Boliviens de faire leur chemin dans les cours d’eau, c’est extrêmement boueux et glissant.
Marika n’avance pas vite, elle est épuisée, moi aussi mais je dis rien.
La vue est splendide, les montagnes au milieu des nuages ressemblent à un paysage Japonais.
Une fois en bas de la pente, il nous reste beaucoup de plat à faire.
Marika craque.
Jordan le sauveur prendra son sac en plus du sien jusqu’à la ligne d’arrivée.

Le chemin dans le cours d'eau

Après 4 heures de pluie battante nous arrivons trempés à Potolo, on attend dehors le temps que Tonio nous trouve un hébergement.
On a une cabaña pour nous 12, mais on ne doit pas utiliser les 4 lits car c’est trop cher 80Bob par personne, on doit tous dormir par terre, après discutions avec Jordan et Tonio, les couples peuvent utiliser discrètement les lit avec nos sacs de couchage.
Au milieu de la nuit il pleut dans les lits! Les toits sont comme partout ici en bambou recouvert d’une bâche de plastique, recouvert de terre. (l’autre possibilité est que le bambou soit recouvert de chaume)

On passera tous une mauvaise nuit probablement dûe à l’épuisement.
Nous nous levons à 6h00 pour prendre le bus, il continue de pleuvoir.
Le bus traverse des rivières, puis s’arrête au bout d’une heure.
Le chauffeur est dehors, puis petit à petit tout le monde est dehors.
Il y a un sérieux problème, la rivière est plus grosse que d’habitude.
Est ce que ça passe? Mais est ce que ça passe?
Au bout de 20 minutes à discuter avec les gens d’ici et à jeter des cailloux dans la rivière pour juger de la profondeur, le chauffeur décide de tenter le coût.
Le bus risque d’être bloqué au milieu de la rivière par les cailloux qui ont été drainé au milieu du passage, puis chacun imagine le pire.
Ingrid craque, elle ne veut pas passer la rivière dans le bus, elle la passe à pied.

Les 2 heures de bus suivantes sont complètement vertigineuses, le bus se penche régulièrement du côté du vide en traversant des cours d’eau au milieu des falaises qui s’écroulent sur la route.
Le bus s’arrête tout le temps pour que des gars dégagent les grosses pierres qui sont tombées de la montagne.
Le bus s’arrête encore, tout le monde descend, on est embourbé, certains peltent sous les roues tandis que d’autres arrachent des branches pour les mettres sous les roues, les pieds dans la boue on pousse le bus et c’est reparti.

Nous finirons par arriver à Sucre au bout de 4h00.

Les 2 jours d’après Marika est malade, probablement à cause de l’épuisement.
C’est décidé quand on sera à La Paz on ne fera pas de Trek, puis surtout plus jamais pendant la saison des pluies!
Les paysages étaient très beaux mais Marika n’en a pas beaucoup profité.
On touchera 2 mots aux bénévoles de Condor Trekkers qui n’ont pas été clairs sur les difficultés, et qui nous ont même dit que le vertige n’état pas un problème.
Enfin ils sont tous super cool alors on ne leur en veut pas trop.

Pour la première fois depuis notre voyage Marika qui se moque des petits cailloux que je ramasse me dira que ceux-ci sont assez jolis. (c’est une sorte de mika complétement transparent)

Pierre transparente

2 Responses to Condor Trekkers

  1. Muriel

    Et ben nous, avec Yveline, ça nous a vraiment donné envie de le faire, ce trek, vous manquez juste un peu d’entrainement !

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